Nous avons rencontré : Kyekyeku, artiste ghanéen aux influences multiples

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My Afro’ Week a eu la chance de rencontrer et de pouvoir s’entretenir avec Kyekyeku. avant son concert qui avait lieu au New Morning le 4 février 2017.

Retour sur ce moment d’échange afin d’en savoir plus sur cet artiste qui nous vient du Ghana.

Eugene Oppong Ampadu aka Kyekyeku est un artiste ghanéen. Auteur, compositeur, interprète et guitariste; sa musique à dominance « high life music » ou encore « afro beat » est belle, puissante et engagée.

Sa spécialité est de moderniser le « palmwine », une musique traditionnelle d’Afrique de l’Ouest qui est malheureusement de moins en moins connue et jouée. Le tout, en la personnalisant et en y mélangeant toutes ses influences diverses.

Il prend ses inspirations dans la société qui l’entoure, son environnement mais aussi toutes les influences musicales brésiliennes, ghanéennes ou encore européennes qui l’imprègnent d’ondes positives. Parmi ses artistes préférés, il nomme Gilberto Gil (Brésil), Paco de Lucia (Espagne) en passant par Koo Nimo et Ebo Taylor (Ghana).

« prier seulement ne suffit pas, il faut utiliser les clés dont nous disposons pour prendre nos destins en main. »

Ce qu’il souhaite retranscrire à travers ses chansons ? Un message de paix et de liberté pour tous ceux qui l’écoutent mais aussi et surtout pour les Ghanéens.

Kyekyeku pointe du doigt la place de la religion et de son instrumentalisation sur le continent. Les églises et les personnes éminentes de la sphère religieuse utilisent leur influence et leur pouvoir pour d’oppresser la population, surtout d’un point de vue économique.

Il dénonce aussi cette difficulté qui existe en Afrique de voyager à travers le continental (le prix des billets d’avion, les visas difficiles à obtenir). Ces restrictions freinent les échanges culturels, intellectuels entre les différents peuples d’Afrique….

Installé à Paris avec son épouse depuis un peu plus d’un an. Il est heureux de pouvoir offrir son talent à la scène artistique française qui est si diverse et multiculturelle, et qu’il sent prête à accueillir son message.

Son souhait ? Ouvrir une brèche entre l’Afrique anglophone et la France et permettre un échange culturel entre ces deux parties du monde.

« Ghana is home but I can say now that France is home too ».

Très impressionné par le quartier Château rouge où il avait l’impression de se sentir « at home », au milieu des salons de coiffure et autres vendeurs de fruits et légumes importés de différents pays d’Afrique, Kyekyeku se dit prêt à s’inspirer de la communauté africaine en France pour ses prochains projets musicaux.

Kyekyeku est un artiste ouvert d’esprit, passionné et qui souhaite absolument rapprocher les cœurs, les cultures et les hommes grâce à sa musique et à son expérience personnelle.




Si vous aimez le high-life, l’afrobeat, les artistes qui ont des choses à dire tout en gardant le sourire et que vous souhaitez en savoir plus sur la culture ghanéenne : Kyekyeku est l’artiste que vous devez absolument rajouter dans votre playlist !

D’ailleurs, voici les 5 chansons de son album qu’il vous conseille d’écouter :

  • Time is a wasting

  • Beautiful place

  • Kakra kakra

  • No boundaries (qui sera dans son prochain album)

  • Africa Voodoo Party

Allez vite écouter et découvrir l’univers éclectique de Kyekyeku !


Son clip, pour « Beautiful Place »: https://www.youtube.com/watch?v=bF_wlkK6gmQ

2017-03-16T18:58:48+00:00 5 mars 2017|Categories: Interview, Non classé, Nous y étions|Tags: , , , , , , , |0 commentaire

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